Les Amis de Saint François de Sales et de Notre Dame de Fatima
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NOUS RECEVONS ET PUBLIONS, par déférence,
un article d’un prêtre de la Fraternité S.S.P.X, en réponse à l’article extrait du
Courrier de Tychique, N° 224, de M. Max Barret « Le nouveau fidéisme »
que nous avons reproduit dans notre bulletin N° 140 de janvier-février 2008

OUI et NON
Considérations préliminaires

Avant de s’avancer sur un sujet, il faut : – éviter la précipitation qui fait perdre la crédibilité de notre propos, surtout lorsque l’actualité nous presse de nous exprimer, – ne jamais perdre de vue l’enjeu de notre combat ou même le bien commun tout simplement, – partir d’un principe clair pour éclairer une chose moins claire, et non le contraire, embrouiller une chose avec un principe peu clair ou un exemple confus. Cet article semble ne pas respecter ces préalables d’où son caractère embrouillé et polémique. (Le nouveau fidéisme ndr) L’article et son contenu.
Une confusion est entretenue entre l’attitude de foi et de morale et l’attitude prudentielle dans un sujet qui demande des compétences autres que celles que peuvent avoir le commun des mortels.
Faut-il mettre son intelligence en veilleuse à l’exemple du Padre Pio et des saints ? Oui lorsque ni la foi ni la morale n’est en danger et surtout dans une situation de combat où les divergences de vue peuvent être utilisées par l’adversaire.
Oui, lorsque l’obéissance exigée est de la compétence de l’autorité qui la commande, car à chacun sa compétence.
Non si la Foi ou la morale est en cause, non si c’est un domaine qui n’est pas du ressort de la compétence de telle autorité qui s’exerce. Il est bon de noter que Saint Pie V fit un acte d’autorité pour supprimer toutes les liturgies locales, hors mises les liturgies vénérables par leur Antiquité, pour cause du danger du protestantisme qui mettait à son profit la multiplicité et la variété des liturgies catholiques. L’obéissance en fut bénéfique pour la Chrétienté.
Le Motu Proprio n’est pas un mal en soi, il peut présenter une occasion providentielle à bien des personnes de retrouver l’accès à la tradition conservée grâce aux généreux et courageux héros : il rétablit deux vérités importantes pour la continuation de notre combat :
1) la messe n’a jamais été abrogée, d’où la conclusion logique, la Bulle Quo Primum est toujours en vigueur ;
2) tout dans l’Eglise doit être vu à la lumière de la tradition, doctrine, morale, liturgie, d’où la conclusion : ont été des bavures les censures qui frappèrent Monseigneur Lefebvre entraînant l’isolement et le cas de nécessité de consacrer des évêques. Le fait que la liberté concédée ne peut être remise en cause par les évêques et qu’il existe la possibilité de recours à la commission Ecclesia Dei en cas de divergence, est une brèche pratiquée dans le mur du modernisme.
L’ambiance crée par les deux concessions du Motu proprio, fait que l’affirmation erronée du même Motu Proprio prétendant que la nouvelle messe serait une forme légitime du rite catholique, peut être combattue plus facilement et c’est là, l’intention et le travail de la Fraternité. Une fois admis que la Messe de saint Pie V n’a pas été abrogée et que la règle absolue dans l’Eglise est la tradition intégrale, il devient évident, avec la lumière de la tradition réadmise dans l’Eglise, que la nouvelle messe perd son droit de cité dans l’Eglise.
L’attitude à avoir devant le problème de la messe et des sacres est bien différente de celle à avoir devant un Motu Proprio surtout si ce Motu Proprio offre la possibilité d’un retour à la messe de Saint Pie V. Certes tout remède n’est pas sans effet secondaire, mais il revient avant tout au médecin d’évaluer dans ce domaine les risques et, en règle générale, la confiance du malade pour son médecin est considérée chose normale. Les risques ou effets secondaires du Motu Proprio n’existent que pour ceux qui veulent faire cavalier seul, qui veulent sortir des structures établies avec sagesse et dévouement par Monseigneur Lefebvre et les héros de laTradition. L’obéissance confiante est une force et une protection. Seul, face au système redoutable du modernisme, il est facile de tomber dans un piège et quelle que soit la position adoptée, cette position de quelques individualités demeurera sans fruit pour le bien de l’Eglise. L’obéissance reste la vertu la plus essentielle pour le bien commun d’une société et son importance est d’autant plus grande qu’elle est au service de la foi. Union par obéissance à une autorité qui a les grâces d’état, voilà notre force ! Ce motu Proprio n’est considéré par la Fraternité que comme un préalable au combat de foi, de doctrine qui doit s’engager contre la Rome Moderniste. Se désister maintenant en retirant notre confiance à ceux qui ont la grâce d’état de l’autorité et en particulier retirer notre confiance à l’autorité de la Fraternité, le principal antagoniste, empêchera ce combat de bien réussir et Rome pourra continuer à penser et à faire savoir que la tradition n’est qu’une question de sensibilité culturelle et donc perd toute réelle légitimité. Refuser maintenant l’obéissance pour cette question d’attitude politique à adopter face au Motu Proprio serait empêcher d’aller jusqu’au bout de nos convictions et de vaincre, de poser la clé de voûte à l’édifice de la tradition, fruit de tant de sacrifices !
Revenons donc à notre article qui pour des questions de difficulté avec une autorité se permet d’attaquer ou de limiter sérieusement l’exercice normal, bien que peut-être un peu difficile en temps de crise, de la vertu d’obéissance en général, en confondant la priorité de la foi sur l’obéissance avec la tendance à la priorité de l’individualisme dans la manière de penser de juger de critiquer et d’organiser son petit espace autonome de liberté, sur l’exercice de l’autorité. Souvenonsnous de l’enseignement sur l’importance de la vertu de obéissance donné par saint Paul indiquant le motif de l’obéissance en rappelant qu’il faut obéir à toute autorité même rebutante, comme si on obéissait à Jésus-Christ. Toute autorité vient de Dieu et obéir est se situer dans la sagesse de la Providence divine. L’attitude à adopter devant le Motu Proprio est une occasion de pratiquer cette obéissance responsable et soucieuse du bien commun et de l’efficacité de notre combat. L’union fait la force !
Dans le cas des valeureux défenseurs de la tradition, ce qui a prévalu, ce ne sont pas les idées et les goût personnels, mais bien la pensée de l’Eglise, du magistère authentique exprimée dans les documents officiels, comme le catéchisme, les encycliques etc. Les analyses de la situation ne furent pas des questions de passion, mais tout fut jugé à la lumière des Conciles antérieurs avec une immense révérence pour l’autorité détenue parfois par des hommes déplaisant. Monseigneur Lefebvre, faut-il se le rappeler, multiplia lettres, visites et consultation auprès des autorités avant de se permettre un jugement de la situation qui aurait pu paraître personnel. Pour illustrer l’importance de se tenir derrière une autorité au moment des combats voici deux exemples bibliques : Dans l’histoire des Macchabées, ceux qui voulurent engager un combat contre l’ennemi sans attendre les ordres et d’une manière indépendante subirent une grave défaite au préjudice du peuple fidèle ; Lors de l’entrée en terre promise, après l’envoi des explorateurs, un groupe tenta de pénétrer en force dans la terre promise sans tenir compte de l’avis de Moïse et ce fut une grande défaite.
Pour savoir quand sonnera la fin de la crise ouvrons la Bible à la page des événement du déluge. Noé, l’autorité, envoya un corbeau qui ne revint pas, mais cela ne lui fut pas convainquant, il envoya une colombe qui revint et il envoya plus tard une autre colombe qui revint avec le rameau d’olivier. L’interprétation des signes appartient à celui qui a les grâces d’état et l’autorité, il se doit de tâter le terrain avec la difficulté que cela représente, le corbeau ne revient pas et cependant ce n’est pas encore le moment de sortir de l’Arche, la colombe revient sans rien et la colombe revient avec un rameau, mais elle revient quand même. Il y a toujours dans la réalité concrète moyen de se faire avoir, la morale interdit de prêter des mauvaises intentions aux actions bonnes du prochain, l’intention doit être présupposée bonne, faute de preuve. Les actions mauvaises du prochain ne peuvent nous donner une certitude sur les intentions mauvaises de ce même prochain, le risque du jugement téméraire est grand et peut atteindre facilement le péché mortel (Cf. sermon du curé d’Ars). L’enquête et le tâtonnement est de mise dans le concret des événements probables et l’interprétation n’est pas toujours simple. Pour les sacres, le signe providentiel entre autre, fut Assise mais interprété par Monseigneur Lefebvre. Aujourd’hui admettons que le Motu Proprio est probablement un piège, mais pour affirmer cela avec certitude il faut faire un jugement sur les intentions du Pape et au lieu d’analyser les erreurs, ou les relativiser, à la lumière des affirmations de principes vrais, dans cette hypothèse, il faut analyser ou relativiser les vérités contenues à la lumière d’une erreur affirmée ; mais il est aussi admissible, admettons- le aussi, que le Motu Proprio soit aussi probablement une amélioration, vu l’ouverture donnée à la tradition et à la Messe et cette possible interprétation est quitte de tout jugement d’intention, c’est tout de même plus confortable pour une conscience droite qui se limite à voir ce document que comme un préliminaire tout en se préparant à un combat de fond qui doit aboutir à obliger les autorités à respecter la Tradition intégralement comme c’est d’ailleurs leur fonction et leur devoir : « depuis des temps immémoriaux et aussi pour le futur, il est nécessaire de conserver le principe selon lequel chaque église particulière doit concorder avec l’Eglise universelle non seulement dans la doctrine et les sacrements mais aussi dans les usages universellement acceptés de la tradition apostolique et continue, qui doivent être conservés non seulement pour éviter les erreurs mais aussi pour transmettre l’intégrité de la foi, parce que dans l’Eglise la loi de la prière et aussi bien la loi de la foi.... C’est pourquoi il est licite de célébrer la messe promulguée par le Pape J. XXIII en 1962, qui n’a jamais été abrogée... » etc. (liberté pour dire cette messe avec possibilité de recours en cas de mauvaise volonté des évêques). La Fraternité considère ce Motu Proprio non pas comme la colombe au rameau mais comme une tentative (corbeau, ou première colombe) comme un des préalables pour engager le combat et obliger à respecter la tradition liturgique doctrinale et sacramentelle etc. comme semble l’admettre en théorie le Motu Proprio. La Fraternité est consciente d’avoir à traiter avec des esprits imprégnés de modernisme, c’est-à-dire avec la capacité de dire encore des vérités en contradiction avec les erreurs qu’ils continuent de professer. C’est pourquoi, comme dit Saint Pie X, la méthode est de partir de ces vérités professées pour contraindre les esprits entachés de modernisme à renoncer à leurs erreurs. Ce serait faire l’erreur de prendre systématiquement leurs affirmations pour des erreurs, le modernisme n’est pas comme une erreur d’autrefois, logique et sans contradiction avec ses principes faux, il se sert de la vérité comme de l’erreur pour arriver à ses fins. De plus, se réjouir des vérités proclamées et de la reconnaissance par Rome de la non abrogation de la Messe de Saint Pie V, est une manifestation de la confiance que nous avons dans la messe, mais non pas le signal d’arrêt du combat. Si dans l’histoire des martyrs, un païen se convertit en parodiant le rite du baptême sur la scène du théâtre, comment douter que les modernes en retrouvant le sacré et l’adoration par la pratique de la Messe de Saint Pie V, ne puissent retrouver la force de nous rejoindre dans notre combat. A nous d’être cohérents et unis dans nos convictions en faisant la part des choses entre ce qui est la foi et les moeurs et ce qui est de l’ordre de l’autorité. Encore une fois l’obéissance juste nous préserve de bien des tentations de lassitude dans le combat. Un exemple peut nous instruire : celui du Père Augustin de Flavigny, un anti-libéral qui considérait Monseigneur Lefebvre comme libéral, imprudent et capable de se rallier à Rome. Qui pensez-vous s’est rallié au modernisme ?
A) La Nouvelle Messe fut douteuse :
1) quant à sa promulgation : deux versions différentes avec la même signature, une promulgation pas assez claire pour abroger la Bulle Quo Primum de Saint Pie V. (Cf. les éclaircissements de l’Abbé Dulac, canoniste, M. Louis Salleron dans Itinéraires.) Et de plus la nouvelle messe fut Promulguée « ad experimentum ».
2) quant à la doctrine, (Cf. Bref examen critique, signé des Cardinaux Ottaviani et Bacci) ; présence des observa teurs protestants, appartenance maçonnique de l’auteur et son absence de formation théologique sérieuse.
B) Les sacres furent un acte légitime selon le droit canonique Des spécialistes en droit furent consultés par Monseigneur Lefebvre, avant qu’il ne se décide à faire cet « acte de sauvetage » pour continuer la Tradition. Deux actes légitimes de nécessité pour continuer à réaliser ce qui est du devoir de l’autorité, rien à voir donc avec la question de refuser de se soumettre à une autorité sous prétexte de manque de confiance, de ne pas être bien renseigné, de peur, etc. Le Padre Pio, avec son exemple, clôt la question. L’obéissance est une vertu importante que la tradition se garde bien de mépriser dans son entreprise de la défendre contre une fausse notion de l’obéissance. Les fidèles dans ces domaines difficiles de la Messe et des sacres ont pu se tromper de bonne foi et ce sont des personnes spécialisées comme Monseigneur Lefebvre entouré de théologiens compétents, comme le Père Calmel, l’Abbé Dulac et d’autres qui ont dû les alerter et les former par des publications et des conférences appropriées. Pourquoi il n’en serait pas de même aujourd’hui ?
Dans le cas du Motu Proprio, où une attitude de prudence politique est exigée, le fait de serrer les rangs autour des autorités qui ont grâce d’état pour continuer l’oeuvre de Monseigneur Lefebvre, le fait de présenter un front commun sous la commande d’un chef, sont une nécessité du combat et ne peuvent que donner du poids à cette autorité qui doit faire ce bras de fer avec l’autorité moderniste : le défaitisme, la défiance, le combat séparé sont autant de facteurs pour décourager les responsables à faire quelque chose. Une autorité sans cesse contestée, sous prétexte qu’elle doit laisser le temps aux subordonnés de se faire une opinion libre sur tous les sujets où ils sont commandés est une autorité nulle ou bien est une autorité semblable à celle condamnée par Saint Pie X : l’autorité consentie (dont seul l’exercice consenti est accepté.)
Savoir si le Motu Proprio doit être interprété dans le sens d’un signe de rupture avec Rome ou dans le sens d’une étape vers une amélioration des relations entre Rome et la Tradition (relations qui, dans l’intention de la Fraternité, doivent servir à libérer peu à peu Rome du modernisme), demande des connaissances de la réalité romaine et une évaluation des propos du Motu Proprio qui ne sont pas forcément à la portée de tous. En tout cas dans aucune des deux interprétations, il n’y a de danger pour la foi. Avec cette question de la politique à adopter en raison du Motu Proprio, on est bien loin des questions de foi et de son maintien, qui furent l’enjeu lors des combats pour la Messe et les Sacres. Jamais la volonté de Monseigneur Lefebvre fut de désobéir, mais de résister à une autorité qui manifestement aux yeux des responsables contredisait le magistère antérieur : en obéissant au Magistère de toujours Monseigneur Lefebvre s’est trouvé condamné sans raison apparente et sans jugement. Les raisons pour lesquelles il fut condamné sont reconnues aujourd’hui sans valeur par le Motu proprio : La Messe de Saint Pie V n’a jamais été interdite et il faut que tout dans l’Eglise, tant dans le domaine de la doctrine et de la morale que dans le domaine liturgique, soit fait dans le respect de la tradition comme se fut toujours le cas dans l’Eglise. Faire maintenant de l’opposition à l’autorité de la Fraternité dans une question d’attitude politique à avoir face au Motu Proprio est de l’imprudence dans un moment qui a toute son importance, toute sa gravité. Que l’autorité prenne une attitude ou une autre en étant suivie de tous, est bien plus fructueuse qu’une autorité paralysée à cause de la division semée par la désobéissance et l’hésitation perpétuelle. L’article évoque même une divergence d’évêque sur le sujet de l’attitude de prudence politique à observer dans le cas du Motu proprio. C’est bien la preuve que le sujet tout en relevant du domaine des personnes qualifiées, demande une confiance à une autorité qui a les grâces d’état. Si l’on veut voir arriver une solution efficace prenons garde de la division. Exiger de l’autorité la certitude absolue dans le domaine du probable, ne sert qu’à l’ennemi ; jouer la prestance d’un évêque contre l’autorité, c’est la manoeuvre de déstabilisation. À qui profite tout cela ?
Les Romains étaient vainqueurs à cause de leur discipline militaire ! Soyons vainqueurs en suivant l’obéissance héroïque et surnaturelle d’un Padre Pio 1, ce sera le sacrifice de discipline que le monde d’anarchie et de liberté individuelles a besoin pour son salut.
Il faut lire enfin avec fruit les exposés sur l’obéissance du Père Tanquerey, de Saint Thomas et de L’Imitation de Jésus Christ pour se nourrir de l’esprit de Jésus Christ qui obéit jusqu’au sacrifice de sa vie au milieux de bien des souffrances et humiliations qui pourraient nous paraître inutiles ou même absurdes, car enfin, donner sa vie était déjà bien suffisant pour faire un sacrifice héroïque !
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1) Les Religieux font voeu d’obéissance non pour dispenser les laïques de cette vertu mais pour présenter à Dieu le sacrifice parfait à travers cette vertu dont l’exercice est amené à la perfection, ils sont des modèles. Tant les religieux que les laïques sont amenés à préférer l’obéissance à Dieu plutôt qu’au hommes, lorsque des affaires de moeurs ou de foi sont en jeu. La résistance à l’autorité, tant pour le religieux que pour le laïque, devient légitime lorsque l’autorité dépasse ses compétences ou use de son autorité contre le bien commun et que la résistance devient nécessaire pour que l’objet de l’exercice de l’autorité soit sauf. L’autorité peut être imparfaite et même parfois pesante et dure mais elle reste l’expression de la providence et de la volonté de Dieu. Dans ce cadre, le Padre Pio reste notre modèle à tous, puisque les paroles de saint Paul concernant l’obéissance aux autorités qui représentent Dieu ou Jésus Christ, furent appliquées à la perfection. Ce qui est dit de l’obéissance, ne dispense cependant pas les supérieurs de leur devoir du bon exercice de leur autorité comme l’enseigne Saint Pierre à la messe des Souverains Pontifes ou lorsque les apôtres, à la suite de Jésus-Christ, rappellent que les autorité ne doivent pas exaspérer les inférieurs, mais se mettre au service non pas de soi-même, de ses idées personnelles, mais du bien commun qui commence par la bonne relation entre les supérieur et les inférieurs dans le respect de la justice légale et distributive. Si obéissance signifie renoncer à ses idées personnelles et à son amour propre pour mieux servir le bien commun, à fortiori l’exercice de l’autorité exige ce même sacrifice et avec l’exigence de perfection que demande un modèle. L’autorité se doit d’être un modèle pour ses sujets.





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